La mobilisation au travail post-confinement, en 3 points.

La mobilisation au travail post-confinement, en 3 points.

Il y a eu un avant et y aura un après-confinement.

Sens des priorités redéfini, méthodologies de travail bousculées, risques psychosociaux exacerbés, responsabilités employeurs accrues et engagement des salariés en berne… Depuis quelques semaines, des tendances émergentes laissent entrevoir le monde du travail post-confinement.

1. À la recherche du sens perdu :

La crise du Covid-19 aura amené chacun à s’interroger sur le sens de toute chose, et celui du travail en particulier. Cela dans un pays, et à une époque où il participe activement à l’identité de l’individu.

Cette période de confinement a été majoritairement vécue, comme une remise en perceptive des priorités, et une quête de sens.

Révélant ainsi, une forte attente citoyenne, vis-à-vis des entreprises en termes de responsabilité sociale et environnementale (RSE).

En effet des études montrent que 69% des Français jugent qu’il est désormais nécessaire de ralentir le productivisme et la recherche perpétuelle de rentabilité, alors que 70% regrettent l’influence du monde de la finance et des actionnaires sur les politiques d’entreprises.

Ainsi certains métiers pourraient sortir revalorisés et d’autres disparaître, tant cet événement planétaire remet en cause l’organisation du travail, sa valeur et son sens, avec une nouvelle distinction qui s’est faite entre les métiers dont nous avons un besoin vital et les autres. Cette distinction pourrait bien faire son bout de chemin dans l’inconscient collectif, et redessiner l’avenir du monde du travail à travers de nouvelles vocations.

2. Quand la remobilisation commence par la prévention des risques psycho-sociaux.

66% des salariés interrogés ont déclaré que leur engagement au travail pendant cette période de déconfinement, dépend de la façon dont leur entreprise se préoccupe de leur bien-être. Ainsi, il n’y aura donc pas de déconfinement réussi sans une prévention des risques psychosociaux (RPS) aboutie.

En effet si de nombreuses études ont déjà démontré que le bien-être au travail avait un impact direct sur l’implication et la productivité des équipes ; il devient évident que le besoin de sécurité, lui, a été exacerbé par ce contexte anxiogène de crise sanitaire mondiale.

Il en résulte qu’il est plus que jamais nécessaire pour chaque employeur de maitriser parfaitement la partie légale de l’évaluation des RPS, afin de définir la politique d’application interne la plus adaptée, et de pouvoir encadrer les managers dans leur bonne mise en application.

3. Du virtuel au réel

Une des métamorphoses les plus révélatrice du confinement aura bien été le télétravail. Qu’en retenir, et comment revaloriser les interactions humaines, pour remobiliser vos équipes.

Alors que le télétravail reste pour certains prolongé jusqu’à l’été,

-75% des télétravailleurs interrogés, ont déclaré avoir observé un impact positif sur leur autonomie, leur concentration, et la gestion de leur temps.

-43% ont déclaré, avoir ressenti une dégradation de la qualité du lien social qui est difficile à maintenir malgré les outils digitaux.

-28% ont même estimé que leur charge mentale avait augmenté.

Ainsi le télétravail permettrait d’augmenter la productivité. Cela dans la limite des interactions de groupes nécessaires à l’émulation autour des projets, d’un environnement favorable, et de matériels adéquats.

La reprise économique progressive, et les mesures sanitaires toujours limitantes, transforment le télétravail, non plus en une mesure de contrainte, mais en un outil d’aménagement du temps, voire de désencombrement des espaces de travail. Il reviendra alors à chaque entreprise de trouver le juste équilibre entre ces divers paramètres, afin de remobiliser ses employés pour faire face à la reprise de l’activité.